Vos processus de recrutement vous feront-ils manquer une pépite ? Nous ne savons pas, mais savons que les zèbres et les personnes dyslexiques (dyslexiques, dyslexiques…) ne s’intègrent pas toujours dans des grilles, des boîtes ou des tables d’évaluation commerciales classiques. Pourtant, ils sont une source de potentiel pour l’entreprise. Ils sont géniaux. Ils sont hors norme. Ils sont extraordinaires dans le bon sens. En France, plus de 7 millions de personnes font partie de ces profils atypiques. Le recrutement parmi ces profils peut être un pari gagnant pour élargir votre bassin, diversifier vos profils, apporter de la créativité dans votre processus/dans la vie quotidienne de vos équipes, et pourquoi pas, mener une politique ambitieuse d’innovation sociale 😉
Les gens et les zèbres, qui sont-ils ?
Les zèbres, ce sont ces personnalités au potentiel intellectuel singulier, autrefois qualifiées de « doués » ou « enfants précoces ». Ce mot de zèbre, né sous la plume d’une psychologue française, décrit une singularité qui ne s’exprime pas qu’en chiffres. Oui, leur QI dépasse souvent 130, mais l’essentiel est ailleurs : ces personnes abordent la réalité différemment, avec un regard neuf, parfois déconcertant, toujours créatif. Leur manière de penser, de ressentir, d’agir, sort des sentiers battus. Cette différence, loin de gêner, peut devenir une force inattendue dans le quotidien professionnel.
Zèbres célèbres : Jennifer Lawrence, actrice ; Steve Jobs, entrepreneur et inventeur ; Voltaire, écrivain et philosophe ; Sharon Stone, actrice ; Madonna, chanteuse ; Amélie Nothomb, autrice ; Albert Einstein, physicien… autant de figures qui ont bousculé les codes et repoussé les frontières.
De l’autre côté, on trouve ceux qu’on nomme « dys » : des personnes qui vivent avec une différence cognitive, mais dont l’intelligence s’exprime sur d’autres chemins. Cette catégorie englobe la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie, la dysphasie, la dyspraxie ou encore la dysgraphie. Selon les situations, ces troubles peuvent compliquer le quotidien professionnel, mais ils n’annihilent pas la capacité à exceller. On estime qu’environ 8 % des Français sont concernés par au moins une de ces spécificités. Souvent, ces profils se fondent dans la masse sans jamais être identifiés. Peut-être en côtoyez-vous sans le savoir !
Quelques personnalités concernées : Mika, chanteur aux multiples langues ; Léonard de Vinci, inventeur et scientifique ; Daniel Radcliffe, acteur ; Walt Disney, producteur de films ; Gustave Flaubert, romancier… autant d’exemples de talents qui ont écrit leur propre partition.
Pourquoi recruter parmi ces profils atypiques ?
Ce choix va bien au-delà de la simple diversité. Miser sur ces parcours singuliers, c’est injecter une dose d’innovation, de créativité et d’ouverture dans l’entreprise. C’est aussi une façon de faire bouger les lignes, de renouveler l’énergie collective et de redéfinir le mot « performance ».
Les personnes à haut potentiel voient loin, pensent large et croisent les disciplines. Leur regard global sur les situations, associé à une empathie marquée et à une sensibilité artistique ou relationnelle, peut transformer une équipe. On les retrouve souvent dans des rôles où la créativité, la gestion ou la résolution de problèmes non conventionnels sont recherchées.
Quant aux profils « dys », ils perçoivent le monde à travers un prisme original. Leur sensibilité aux couleurs, aux sons, à l’espace, change la donne, notamment dans des métiers comme l’architecture, où certaines entreprises font le choix de recruter spécifiquement pour ces qualités. Pour mieux accompagner ces collaborateurs, des groupes comme Areva, Crédit Agricole, Thales ou Total ont même édité des guides pratiques à l’occasion de la « Journée Nationale Dys », afin de sensibiliser et d’outiller les équipes RH.
Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, il existe des fédérations et associations dédiées à ces profils singuliers. S’en rapprocher, c’est ouvrir la porte à de nouvelles rencontres, à des compétences inattendues, à une vision renouvelée du recrutement et du vivre-ensemble en entreprise.
Intégrer ces talents, c’est accepter d’être surpris, parfois bousculé, mais c’est surtout parier sur un collectif où la différence devient moteur. Les entreprises qui osent franchir ce pas voient souvent leur horizon s’élargir bien au-delà de ce qu’elles imaginaient.

